Articles

RDC- Réactions nuancées vendredi 28 octobre 2005

Réactions nuancées de la RDC face aux excuses de la Belgique dans l’affaire Lumumba NAIROBI, 7 février (IRIN) - Les excuses présentées mardi par la Belgique pour le rôle qu’elle a joué dans l’assassinat en 1961 du leader nationaliste congolais, Patrice Lumumba, ont reçu des réactions nuancées en République démocratique du Congo (RDC). Les organes d’information ont essentiellement porté leur attention sur les pourparlers de paix entre le gouvernement et les mouvements rebelles qui se déroulent en ce moment à Genève en Suisse, ne consacrant que quelques lignes à l’assassinat de Patrice Lumumba, mort depuis plus de 40 ans, a rapporté l’AP. " Présenter ses excuses ne suffit pas. Nous avons l’intention de réclamer des dédommagements ... pas seulement pour la famille de Lumumba mais aussi pour le peuple congolais tout entier, " a déclaré le ministre congolais de l’information, Kikaya Bin Karubi, cité par Reuters. Une réaction similaire a été recueillie auprès d’un porte-parole de l...

Les excuses de la belgique vendredi 28 octobre 2005

La Belgique présente ses excuses pour le rôle qu’elle a joué dans la mort, en 1961, du premier ministre congolais, Patrice Lumumba NAIROBI, 6 février (IRIN) - La Belgique a présenté mardi au peuple congolais, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Louis Michel, ses " sincères regrets " pour le rôle qu’elle a joué dans la mort, en 1961, du premier ministre congolais, Patrice Lumumba. " Le gouvernement estime qu’il est indiqué de présenter à la famille de Patrice Lumumba ... et au peuple congolais ses profonds et sincères regrets," a déclaré M. Michel à l’occasion d’un débat convoqué devant le parlement à propos des conclusions de l’enquête sur la mort de Lumumba. Les membres de la commission parlementaire chargés de l’enquête avaient conclu en novembre 2001 que la Belgique portait une " responsabilité morale " dans l’assassinat de Lumumba. " Certains membres du gouvernement d’alors et certains acteurs belges de l’époque portent une part ir...

Les aveux du meurtre de Patrice Lumumba.

"J’ai découpé et dissous dans l’acide le corps de Lumumba" BRUGES (Belgique), 15 mai (AFP) - Près de quarante ans après l’assassinat de Patrice Lumumba, le Belge Gerard Soete vient enfin de se défaire d’un lourd secret : une nuit de janvier 1961, dans une puanteur d’acide sulfurique et de cadavres écartelés, il fit disparaître le corps du martyr congolais. "Est-ce que la législation me le permettait ?", se demande-t-il aujourd’hui, à 80 ans et en bonne santé, dans son pavillon d’un faubourg résidentiel de Bruges (nord-ouest) où l’AFP l’a rencontré. "Pour sauver des milliers de personnes et maintenir le calme dans une situation explosive, je pense que nous avons bien fait", ajoute-t-il, en dépit de "la crise morale" qu’il doit avoir traversée après cette nuit "atroce". Le 17 janvier1961, sept mois après l’accession du Congo à l’indépendance, Patrice Lumumba, le premier chef de gouvernement du pays, était assassiné près d’Elisabethville (...

Le testament de Patrice Lumumba.

« Tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs » Ma chère compagne, je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront et si je serai encore en vie lorsque tu les liras. Durant toute ma lutte pour l’indépendance de notre pays, nous n’avons jamais douté un instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans compromis, à une indépendance sans restriction, le colonialisme belge et ses alliées occidentaux, qui ont trouvé un appui direct et indirect, déclaré ou non déclaré, auprès de certains hauts fonctionnaires des Nations Unies - cet organisme dans lequel nous avions placé toute notre confiance, lorsque nous avions fait appel à son assistance - ne l’ont jamais voulu. Ceux-ci ont corrompu certains de nos compatriotes, ils en ont acheté d ’autres, ils ont contribué à déformer la vérité et à saper notre indépendance. Que...

La lutte contre Lumumba .

Conclusions de la Commission d’enquête Parlementaire visant à déterminer les circonstances exactes de l’assassinat de Patrice Lumumba et l’implication éventuelle des responsables politiques belges dans celui-ci Introduction Il faut bien se rendre compte que quand on lit des informations concernant ce dossier, quand on y réfléchit, quand on en discute, on a toujours tendance à analyser et à commenter les faits selon une vision actuelle du monde et en partant de la réalité des institutions actuelles. La période examinée se situe entre 1960 et 1961. Bien qu’à l’époque également, les principes fondamentaux de la démocratie et les règles de base de la politique internationale aient été pleinement applicables, il est utile de rappeler le contexte historique, étant donné qu’à certains égards, les critères, l’éthique et les normes qui régissaient le politiquement correct sur le plan international étaient différents de ce qu’ils sont aujourd’hui. Le contexte belge était, lui aussi, différent à ...

Biographie de lumumba.

Patrice Émery Lumumba fut le premier à occuper le poste de premier ministre du Congo Belge entre juin et septembre 1960. Né le 2 juillet 1925 à Onalua (territoire de Katako-Kombe au Sankuru) au Congo Belge (actuelle République démocratique du Congo), il est assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga. Une éducation privilégiée Patrice Lumumba est né à Onalaua. Il fréquente l’école catholique des missionnaires puis, élève brillant, une école protestante tenue par des Suédois. Il travailla comme employé de bureau dans une société minière de la province du Sud-Kivu jusqu’en 1945, puis comme journaliste à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) et Stanleyville (Kisangani), période pendant laquelle il écrit dans divers journaux. En septembre 1954, il reçoit sa carte "d’immatriculé", honneur chichement accordé par l’administration belge à quelques noirs (à peine 200 sur les 13 millions d’habitants de l’époque !). En 1955, il crée une association "APIC" (association du personnel i...

Norbert Zongo est-il mort pour rien ? » de Ra-Sablga Seydou Ouedraogo.

Question à un martyr C’était un soir. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il y a pourtant plus d’une décennie. C’était en 1997. Un soir, au centre culturel américain à Ouagadougou. Il donnait une de ses nombreuses conférences auxquelles nous assistions, des amis et moi, avec un enthousiasme toujours renouvelé. Dans une petite salle, il disait avec la même aisance et la même simplicité sa conférence, enfin sa causerie. Car, quel que fût le trône où on l’eût placé, Norbert Zongo se tenait toujours à hauteur de citoyen, avec une décontraction et une sobriété de langage qui n’enlevaient rien à la profondeur de ses paroles. Bien au contraire, « tout ce qui est excessif étant insignifiant », il n’avait point besoin d’en rajouter. Ce soir-là, il dût faire face, peut être pour la énième fois, à une interpellation empreinte de sincérité et de sympathie, mais non moins décourageante. A son tour de parole, un de mes amis, alors étudiant en journalisme, lui adressa très simplement les question...